
MMM vs MTA : Quand choisir l’un, l’autre… ou les deux ?
MMM ou MTA : deux approches de mesure aux forces et limites distinctes. Découvrez comment choisir selon vos objectifs, vos données et votre budget.
Vous êtes-vous déjà demandé si vos campagnes d’acquisition faisaient vraiment bouger les lignes ?
Pas simplement générer des conversions, ou des impressions.
Mais réellement générer du business.
Parce qu’entre un ROAS flatteur et des courbes en croissance, une question plus pertinente mérite d’être posée : vos résultats auraient-ils été les mêmes… sans cette campagne ?
C’est là que l’incrémentalité change la donne.
Elle mesure ce qui n’aurait pas eu lieu sans elle.
Dans cet article, on va décortiquer ensemble :
L’incrémentalité, c’est la réponse à une question que beaucoup de marketers se posent :
“Qu’est-ce que cette campagne a réellement provoqué ?”
Pas ce qu’elle a accompagné. Pas ce qu’elle a touché. Mais isoler ce qu’elle a généré.
L’incrémentalité mesure l’impact causal d’une campagne marketing. Autrement dit : combien de conversions, de revenus ou de leads n’auraient pas existé sans elle. On parle alors de “lift”, ou de valeur incrémentale.
Et pour y arriver, on fait ce que la science et les mathématiques font de mieux : on teste.
Le principe est simple :
Si le groupe test convertit à 8% et le groupe contrôle à 5%, l’incrémentalité est là. Cette différence, c’est votre impact réel.
Une méthode simple en apparence, mais qui permet de répondre à des questions que l’attribution classique ne peut pas traiter :
En bref : l’incrémentalité transforme un “ça a l’air de marcher” en “ça marche, et voici la preuve.”
L’incrémentalité vous permet de challenger des certitudes qui, en réalité, ne tiennent parfois qu’à une corrélation mal interprétée :
En testant, vous arrêtez de deviner. Vous mesurez, vous tranchez, vous avancez.
Maintenant qu’on a bien compris ce que l’incrémentalité mesure, reste la grande question : comment on la met en œuvre ?
Voici les méthodes, outils et bonnes pratiques pour tester sans se planter.
L’incrémentalité repose sur la création de deux groupes rigoureusement comparables :
La différence entre les deux représente le lift incrémental : l’impact causal réel de votre campagne, c’est-à-dire ce qui n’aurait pas eu lieu sans elle.
Le cadre expérimental fondamental. Deux groupes d’audience similaires sont comparés : l’un voit la campagne, l’autre non. Simple, direct, robuste.
On teste dans certaines régions (groupes test géographiques) et on retient l’exposition dans d’autres (groupes contrôle).
Le test et le contrôle sont créés par randomisation pure, souvent utilisé en environnement digital, ou via des plateformes partenaires (exemple : cookies pairs et impairs)
Comparaison entre deux périodes : une avec campagne, une sans. Moins fiable car aucun groupe de contrôle simultané. À réserver aux petits budgets ou contextes contraints.
Tests complexes incluant plusieurs combinaisons de variables. Utile pour tester différentes tactiques, créas, messages en conditions contrôlées.
C’est une déclinaison standardisée du test holdout proposée nativement par des plateformes comme Meta ou Google. Elle permet de mesurer directement le nombre de conversions additionnelles réellement générées par une campagne.
Ces tests évaluent l’impact d’une campagne sur la notoriété ou l’intention d’achat. Ils reposent sur des enquêtes ou l’analyse des requêtes de recherche, et s’appuient souvent sur du geo-testing ou des expériences randomisées. Ils ne mesurent pas les ventes, mais bien la perception et la mémorisation.
L’incrémentalité n’est pas un gadget analytique : c’est une discipline stratégique. Elle permet de trier le signal du bruit, de prouver ce qui fonctionne vraiment, et d’optimiser là où ça a un vrai impact.
Il n’existe pas une unique bonne méthode de mesure marketing. Il en existe trois, chacune taillée pour un besoin, un niveau d’analyse, un contexte décisionnel.
Les comprendre, et surtout savoir quand les utiliser, est devenu un avantage stratégique majeur.
Vous devez répartir de gros budgets entre TV, Radio SEA, social media ?
Le Marketing Mix Modeling (MMM) est fait pour vous. Il analyse l’impact global des investissements marketing, en intégrant les effets de saisonnalité, d’économie, de saturation média etc.
Vous cherchez à optimiser vos campagnes Meta, SEA ou Display en continu ?
Le Multi-Touch Attribution (MTA) vous aide à attribuer des conversions à chaque point de contact digital, en reconstituant le parcours utilisateur.
Chez ThankYou Analytics, on a conçu une solution de multitouch attribution avancée qui résiste là où les autres flanchent.
Notre solution d’attribution :
👉 C’est un MTA pensé pour les équipes acquisition qui souhaite optimiser
* ThankYou Analytics a participé, pour la solution/réglage de la solution ThankYou Marketing, à la démarche d’évaluation « mesure d’audience » proposée par la CNIL et est donc en mesure de proposer une solution exemptée conformément aux lignes directrices « cookies et autres traceurs » de la CNIL.
L’incrémentalité, elle, ne regarde pas le parcours ou l’historique : elle teste l’impact tangible d’une campagne. Grâce à des groupes de test et de contrôle, elle mesure ce qui a été provoqué – et uniquement ça.
Méthode | Ce que ça mesure | Atout principal | Limite |
MTA (Multi-Touch Attribution) | Les points de contact digitaux d’un parcours | Lecture granulaire, précision, réactivité | Modèle exigeant en qualité de données |
MMM (Marketing Mix Modeling) | L’impact macro des canaux sur les ventes | Vision stratégique, intégration média offline | Peu granulaire, approche corrélative |
Incrémentalité | L’impact causal prouvé d’une campagne | Expérimentable, actionnable | Demande rigueur et volume |
Dans un monde idéal, vous ne devriez pas choisir entre ces approches.
Mais les combiner intelligemment grâce à une Unified Marketing Measurement (UMM).
L’UMM, c’est un cadre qui :
Très simple :
Oui, surtout. Le ROAS vous dit combien vous avez vendu après diffusion.
L’incrémentalité vous dit combien vous avez vendu grâce à votre campagne.
Et ça peut faire une grosse différence.
Pendant longtemps, on s’est contenté de mesurer ce qu’on pouvait traquer.
Aujourd’hui, il est temps de mesurer ce qui compte vraiment.
L’incrémentalité, ce n’est pas un luxe analytique. C’est la seule façon de répondre à la question que tous les marketers devraient poser :
“Est-ce que cette campagne a vraiment généré quelque chose ?”
Dans un contexte où les budgets se tendent, les données se raréfient, et les plateformes s’auto-attribuent les résultats, l’incrémentalité vous redonne un pouvoir simple :
👉 celui de trier le signal du bruit.
👉 celui de décider avec des faits.
👉 celui d’investir là où ça bouge vraiment.
Dans cet article

MMM ou MTA : deux approches de mesure aux forces et limites distinctes. Découvrez comment choisir selon vos objectifs, vos données et votre budget.

L’incrémentalité mesure l’impact réel de vos campagnes marketing. Ce guide détaille les méthodes et bonnes pratiques pour mesurer ce qui compte vraiment aujourd’hui.

Pendant longtemps, une conversion = un clic = un canal gagnant. Mais vos parcours clients sont devenus multi-canaux et multi-moments. Il est temps de choisir le bon modèle d’attribution.
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